| Cinéma : Gomorra |  |
Italie, 2008, 2h15
Un film de Matteo Garrone
Avec Gianfelice Imparato, Toni Servillo, Salvatore Abruzzese, Simone Sacchettino...
Comédie dramatique lourde
Cinémascope
Version originale sous titrée
Grand Prix - Cannes 2008
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter
la sensibilité des spectateurs Génolhac, le 25/11/2008 20 heures 30. Séance Cinégard : tarif unique de 3,00 €. St Jean du Gard, le 02/12/2008 20 heures 30, salle Stevenson. Séance Cinégard : tarif unique de 3,00 €. Florac, le 03/12/2008 21 heures, à la Genette Verte Pont de Montvert, le 04/12/2008 20 heures 30, à la salle de la mairie. St Frezal de Ventalon, le 05/12/2008 Soirée sympa : 18 heures = coin bibli, 19 heures = repas tiré du sac, 20 heures 30 = film au temple. St Germain de Calberte, le 06/12/2008 21 heures, à la salle des fêtes. Ste Croix Vallée Française, le 07/12/2008 18 heures 30, à la passerelle. Lasalle, le 08/12/2008 20 heures 30, à la salle des fêtes. Séance Cinégard : tarif unique de 3,00 €.
Le pouvoir, l’argent et le sang. Dans un univers apparemment loin de la réalité, mais bien enraciné dans notre monde, telles sont les « valeurs » avec lesquelles les habitants de la province de Caserta, entre Aversa et Casal di Principe, doivent composer chaque jour. Personne n'est libre de ses choix. Tout le monde doit suivre les règles du système, celles de la Camorra. Seuls les plus riches peuvent envisager de mener une vie « normale ». Un voyage dans le monde affairiste et criminel de la mafia où se croisent les destins de Toto, Don Ciro, Maria, Franco, Roberto, Pasquale, Marco, tous chevillés au crime organisé...
Oubliez LES AFFRANCHIS, LE PARRAIN, LES SOPRANO ou SCARFACE. Tel semble être le message que lance Matteo Garrone avec son long métrage GOMORRA. Le voyage auquel il nous invite se veut tout sauf divertissant ou clinquant. Pour coller au plus près de la réalité, le cinéaste adopte un style visuel réaliste et brutal, qui s’avère payant. Nerveuse, ultra-découpée sans être épileptique, refusant l’enjolivement, sa mise en scène construit un sentiment d’imprévisibilité étouffant. Garrone lorgne parfois même du côté du documentaire, lorsqu’il pose sa caméra dans l’immense cité dortoir qui sert de décor au film, et observe le quotidien des plus pauvres. Narrativement, l’enjeu de GOMORRA n’est pas tant de construire un récit que de faire ressentir un point de vue et de démasquer une bonne fois pour toutes le crime organisé, cancer de la société italienne en général, et napolitaine en particulier. A tel point que cette complexité, cette construction proche d’un puzzle impressionniste, empêchent GOMORRA de totalement embarquer le spectateur, et forment à la fois sa principale qualité. On ressort secoué et sali de cette expérience filmique hautement déstabilisante, mais certain d’avoir touché à un pan d’une vérité trop souvent occultée.
Organisation Cineco : 04 66 45 94 41
Adultes: 5 € ; Enfants (- de 12 ans): 3 € ; Abonnement 4 places: 16 € |
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