| Cinéma : Deux jours à tuer |  |
France, 2008, 1h25
Un film de Jean Becker
avec Albert Dupontel, Marie-Josée Croze, Pierre Vaneck, Alessandra Martines...
Comédie dramatique Cinémascope
Antoine, la quarantaine, publicitaire, a tout pour être heureux. Une belle situation professionnelle, Cécile, une charmante épouse, deux gosses adorables, une belle maison, des amis… Pourtant, ce jour-là, lors d’une réunion de travail, il envoie tout promener. Son associé lui suggère de prendre des vacances. Antoine refuse et lui vend ses parts. Chez lui, son épouse l’accuse d’avoir une maîtresse. Il se montre méprisant à son égard et prône la séparation. A l’occasion de son anniversaire, ses enfants lui ont fait un dessin : il est odieux envers eux. Ses amis ont prévu une fête chez lui. Malgré le contexte, elle est maintenue. Le soir, Antoine règle ses comptes avec chacun d’entre eux. Le temps d’un week-end, sans raison apparente, Antoine décide de tout saboter dans sa vie...
Les détracteurs de Jean Becker resteront sur leur faim. Ici, le réalisateur ne s’intéresse pas aux « p’tites gens de la France profonde », mais à un bourgeois francilien. Dès le début, DEUX JOURS A TUER conduit le spectateur de surprise en surprise. L’attitude d’Antoine intrigue et déstabilise. Au pétage de plomb, fait écho la rupture conjugale. Et puis, il y a cette soirée entre amis qui se transforme, crescendo, en règlement de comptes. Une scène mémorable, dont on se dit qu’elle va être le tournant de l‘histoire. Celle qui va tout déclencher. Le titre du film, à lui seul, donne à penser qu’un drame va suivre… Mais à la virulente critique d’une société hypocrite succède une seconde partie où l’on retrouve l’univers plus conventionnel de Jean Becker. Difficile d’en dire plus sans prendre le risque de dévoiler le mystère qui accompagne Antoine. Et ce serait dommage. Toujours est-il que d’autres rebondissements surviennent. Ce personnage complexe, sur lequel repose tout le film, cruel, violent, mais aussi émouvant et bouleversant, pouvait être trop lourd à porter pour son interprète. Mais la prestation d’Albert Dupontel se résume en un seul mot : exceptionnelle !
A propos
A voir jusqu'au bout ! Pour Jean Becker, la musique du générique de fin fait partie intégrante de Deux jours à tuer. Lors des projections de presse, la lumière ne se rallumait qu'à la toute fin de la chanson, et il était demandé aux journalistes de l'écouter attentivement.
Organisation Cineco
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